Apprendre

29 décembre 2010

Foule sentimentale on a soif d’idéal

29 décembre 2010

Un film beau comme un camion

19 décembre 2010


Extrait "Adieu" de Arnaud Des Pallieres
envoyé par Lusioklia. – Regardez plus de courts métrages.

Se souvenir

16 décembre 2010

Friendship

14 décembre 2010

Roland Barthes

14 décembre 2010

C’est ça un roman, c’est un mensonge qui fait de la mousse.

Un amour d’Alain

5 décembre 2010

Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. » M.D

Sévère

4 décembre 2010

Je fais l’objet d’une assignation de la famille d’Edouard Stern tombé sous les balles de Cécile Brossard le 28 février 2005 qui a été définitivement libérée le 10 novembre 2010. Il est demandé l’interdiction pure et simple de mon roman Sévère paru au Seuil le 4 mars. Il m’est demandé également conjointement, tant à…moi-même, qu’aux Editions du Seuil, paiement d’un euro symbolique versé àchacun des plaignants et 15 000 euros pour leurs frais d’avocats. L’assignationm’a été signifiée à mon domicile le huit octobre, soit sept mois et quatre jours après la parution de mon livre. Le procès se déroulera au Tribunal de Grande Instance de Paris.Mon roman est précédé d’un préambule dans lequel je revendique le droit à la fiction. Je m’accorde la possibilité d’introduire l’imaginaire dans le réel, tout autant que le réel dans l’imaginaire. Par ailleurs, sur la couverture du livre figure la mention roman, c’est à dire fiction, c’est à dire une œuvre qui n’entend pas rendre compte de manière factuelle de la réalité, même si l’imaginaire ne peut se nourrir que du réel. Aucun des personnages de mon livre ne porte le nom de la victime, de la meurtrière, ou de quiconque des plaignants. Du reste, les personnages de ce livre ne portent pas de noms.Demander l’interdiction d’un roman n’est pas anodin. Dans les temps qui viennent, nombre d’éditeurs seront tentés de soumettre les manuscrits à leur service juridique avant même de communiquer à l’auteur le verdict du comité de lecture. Quand le risque d’être attaqué sera jugé trop grand, ils pourront être tentés de refuser le manuscrit.
L’autocensure coupera alors l’herbe sous le pied aux éventuels plaignants, dans le silence, l’obscurité, entre les murs d’entreprises privées qui sans procès condamneront une œuvre à n’être jamais mise sous les yeux du public. Les services juridiques des maisons d’éditions auront alors de fait remplacé les comités de lecture.

La loi française permet d’interdire une œuvre d’imagination, et notamment un roman. En tant qu’artiste, je m’accorde la liberté sans laquelle il n’y a plus d’art. En tant que citoyen, je m’en remets aux institutions républicaines qui seules sont aptes à juger dans une démocratie. Je n’ai pas l’intention de passer les années qui viennent à écrire des livres pour me permettre d’avoir les moyens de pouvoir me défendre pour le seul fait d’avoir écrit un livre.

Dans le cas où mon roman serait interdit, le monde artistique, intellectuel, médiatique, ainsi que l’ensemble des citoyens pourra, s’il le désire, lire les attendus du jugement rendu. Chacun sera libre selon sa sensibilité, la conception qu’il se fait de la liberté d’expression, et en l’occurrence de la liberté de création, de se forger une opinion. Quant à moi, je poursuivrai mon petit bonhomme de chemin, j’écrirai des romans.

R.J

Visage

4 décembre 2010

Aucun corps ne me touche autant qu’un visage (et j’aime les corps, et je les regarde). Je ne sais pas si un visage est socialisant, en tout cas cette fonction-là n’est pas sur le même plan que les autres. Quant à l’expression de l’accord in…térieur, peut-être vient-elle avant l’individualisation, ou en fait-elle partie. Le mystère d’un visage banal par les traits, transfiguré par la personnalité, et devenant irrésistible. Beaucoup d’exemples dans les visages les plus exposés, ceux des acteurs. Regardez-vous les yeux ou les lèvres, lorsqu’un visage vous parle ?

Laura Revelli-Beaumont

Liebestod / Eric Corne

4 décembre 2010

Quelle tendresse, quel silence

dans son sourire.

Dans son regard,

quelle douceur.

Le voyez-vous, amis?

Ne le voyez-vous pas?

Comme il rayonne,

telle une étoile.

Ne le voyez-vous pas?

Voyez comme le courage enfle son coeur

et fait frémir sa poitrine !

Voyez comme de ses lèvres

un tendre souffle,

doux et suave,

s’exhale légèrement.

Voyez, amis !

Ne voyez-vous pas et ne sentez-vous pas ?

Suis-je la seule à entendre

cette musique,

légère et enchanteresse,

ce soupir serein

qui s’exprime avec douceur,

cette voix, conciliante et amicale,

qui s’échappe de lui,

dont les tendres échos me parviennent,

dont le timbre si clair retentit à mes oreilles ?

Ces voix qui me bercent,

sont-elles des vagues

de brises légères ?

Sont-elles des ondes de parfums doux ?

Comme elles m’enivrent !

Faut-il que je les respire ?

Faut-il que je m’en délecte?

Faut-il que je m’évapore en un doux parfum ?

Dans le mouvement des vagues,

dans la respiration universelle,

dans le souffle du monde,

me noyer,

sombrer,

inconsciente !

Voilà le bonheur suprême !


Tristan und Isolde, Acte III, La mort d’Isolde, Liebestod