Apprendre
29 décembre 2010
19 décembre 2010
5 décembre 2010
Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. » M.D
4 décembre 2010
La loi française permet d’interdire une œuvre d’imagination, et notamment un roman. En tant qu’artiste, je m’accorde la liberté sans laquelle il n’y a plus d’art. En tant que citoyen, je m’en remets aux institutions républicaines qui seules sont aptes à juger dans une démocratie. Je n’ai pas l’intention de passer les années qui viennent à écrire des livres pour me permettre d’avoir les moyens de pouvoir me défendre pour le seul fait d’avoir écrit un livre.
Dans le cas où mon roman serait interdit, le monde artistique, intellectuel, médiatique, ainsi que l’ensemble des citoyens pourra, s’il le désire, lire les attendus du jugement rendu. Chacun sera libre selon sa sensibilité, la conception qu’il se fait de la liberté d’expression, et en l’occurrence de la liberté de création, de se forger une opinion. Quant à moi, je poursuivrai mon petit bonhomme de chemin, j’écrirai des romans.
R.J
4 décembre 2010
Aucun corps ne me touche autant qu’un visage (et j’aime les corps, et je les regarde). Je ne sais pas si un visage est socialisant, en tout cas cette fonction-là n’est pas sur le même plan que les autres. Quant à l’expression de l’accord in…térieur, peut-être vient-elle avant l’individualisation, ou en fait-elle partie. Le mystère d’un visage banal par les traits, transfiguré par la personnalité, et devenant irrésistible. Beaucoup d’exemples dans les visages les plus exposés, ceux des acteurs. Regardez-vous les yeux ou les lèvres, lorsqu’un visage vous parle ?
Laura Revelli-Beaumont
4 décembre 2010
Quelle tendresse, quel silence
dans son sourire.
Dans son regard,
quelle douceur.
Le voyez-vous, amis?
Ne le voyez-vous pas?
Comme il rayonne,
telle une étoile.
Ne le voyez-vous pas?
Voyez comme le courage enfle son coeur
et fait frémir sa poitrine !
Voyez comme de ses lèvres
un tendre souffle,
doux et suave,
s’exhale légèrement.
Voyez, amis !
Ne voyez-vous pas et ne sentez-vous pas ?
Suis-je la seule à entendre
cette musique,
légère et enchanteresse,
ce soupir serein
qui s’exprime avec douceur,
cette voix, conciliante et amicale,
qui s’échappe de lui,
dont les tendres échos me parviennent,
dont le timbre si clair retentit à mes oreilles ?
Ces voix qui me bercent,
sont-elles des vagues
de brises légères ?
Sont-elles des ondes de parfums doux ?
Comme elles m’enivrent !
Faut-il que je les respire ?
Faut-il que je m’en délecte?
Faut-il que je m’évapore en un doux parfum ?
Dans le mouvement des vagues,
dans la respiration universelle,
dans le souffle du monde,
me noyer,
sombrer,
inconsciente !
Voilà le bonheur suprême !
Tristan und Isolde, Acte III, La mort d’Isolde, Liebestod